PIFFF 2017

Sept ans de Mad d'or

Affiche PIFFF 2017

Le Paris International Fantastic Film Festival a livré sa septième édition au Max Linder Panorama du 5 au 10 décembre dernier, emboîtant le pas aux festivités consacrant les trente années du prestigieux cinéma parisien.


Les premières années au Gaumont Opéra Capucines disparaissent dans le rétro et les files d’attente n’ont plus rien à voir avec les quelques curieux d'alors. Le record de fréquentation de cette année, s'il laissa en retour de nombreux spectateurs sur le carreau, ne changea rien à la ligne directrice du festival porté par Mad Movies, misant sur un petit nombre de films loin des grosses machines, prouvant qu’il y a toujours un cinéma de genre au-delà de Blumhouse Pictures ou Marvel. Les organisateurs se démènent pour faire découvrir en salle des longs-métrages réservés au marché VOD ou DTV en dépit de leurs qualités, ainsi que plusieurs séances cultes pour lesquelles le terme n’est point galvaudé. Moins sombre, plus formelle que les autres éditions, cette fournée 2017 offrit davantage de place au(x) jeu(x) dangereux et à l’imaginaire enfantin.


FICHE LE CAMP, JACK
Golem, Le Tueur De Londres nous entraîne avec conviction dans le milieu du music-hall du Londres victorien. Deux faits divers terrifient et fascinent le peuple de l’East End : le premier est l’affaire du Golem, tueur impitoyable et véritable énigme pour Scotland Yard. Le second est le meurtre de l’auteur John Cree par sa femme Elizabeth, gamine des rues devenue une des plus grandes stars du moment. Dépêché sur le Golem, le détective Kildare en vient à se passionner pour ce procès tragique. Alors que tous ses indices indiquent que le mari victime pourrait être le Golem, Kildare se met en tête d’éviter la pendaison à la jeune femme.

Golem

L’adaptation du roman de Peter Ackroyd, The Limehouse Golem, atterrit d’abord sur le bureau de Neil Jordan, puis celui de Terry Gilliam avant de se retrouver chez le réalisateur d’Insensibles, confirmant l’appétence de Juan Carlos Medina pour le récit historique. Ce Golem aurait très bien pu intégrer les productions de la nouvelle Hammer tant le soin apporté à la photo et aux atmosphères talonne la reconstitution impeccable du East End londonien. A ce plaisir des yeux s’ajoute un aspect sensoriel évoquant le From Hell des frères Hugues. Une comparaison inévitable tant le Ripper hante les lieux mais Golem, Le Tueur De Londres exprime en filigrane un propos plus contemporain où faits divers et revues s’entrechoquent, la vie n'étant que représentation permanente et le music-hall sa reprise déformée. Au milieu de ce cloaque, Bill Nighy, parfait en détective usé pétri de principes, doit s'employer pour faire tomber le masque d'une Olivia Cooke (la série Bates Motel, Ouija) au physique fragile et angélique campant une anti-héroïne qui restera dans nos mémoires. L’ascension et la déchéance de son personnage met en lumière l’appropriation de la protagoniste les personnages masculins qui l’entourent, que leurs intentions soient bienveillantes ou non, et la lutte de celle-ci pour s'en défaire. Seul défaut de ce Golem, la prévisibilité de son dénouement, mais le chemin emprunté et l’immersion proposée restant bien plus intéressantes que le whodunit, nous ne lui en tiendront pas rigueur.

The Limehouse Golem de Juan Carlos Medina, sortie salles : indéterminée




8 MILE²
L’autre surprise de ce PIFFF 2017 n’entre pas dans la case "film de genre" mais le festival a un lien particulier avec le réalisateur Joseph Kahn, qui s’était déplacé à ses frais pour présenter Detention à la clôture de la première édition. Cette projection de Bodied au Max Linder, visiblement la dernière en Europe, était d’autant plus essentielle que le film ne connaîtra sans doute pas les honneurs d’une diffusion dans nos salles. Bodied est pourtant taillé pour être reçu dans des sélections respectables et connaître un bon succès critique : une réalisation enlevée mais classique, un parcours d’intégration sur fond social dans le milieu des rap battles défriché par un succès public (8 Mile) et de l’humour. Le seul bémol serait que pour une fois l’affiche ne ment pas : Bodied est bien sans règle, sans respect et sans pitié. Le troisième long-métrage de Joseph Kahn se veut comme une réponse au film de Curtis Hanson : deux décennies après l’ascension d'Eminem (producteur de Bodied), les rap battles ont eu leur lot de blancs voulant suivre les traces du rappeur sans avoir grandi dans les "bons" quartiers. La motivation d’Adam, étudiant en littérature, est plus pragmatique puisqu’il prépare une thèse sur le sujet. Au contact de Behn Grynn, une pointure locale, Adam accepte de se jeter à l’eau et se découvre un talent qui impressionne les observateurs. Mais le fils du plus grand critique littéraire en exercice (Anthony Michael Hall), qui a baigné dans le rîmes et les figures de styles, ne saurait se frotter aux autres battlers sans en payer le prix...

Bodied

C’est bien la seule leçon qui ressort de Bodied, tant notre héros passe par perte et dénuement pour gagner ses galons : le reniement de sa culture (il se défait du politiquement correct), l’acceptation de l’humiliation, le jugement, l’abandon de ses proches et au final la perte (choisie) de son identité au profit d’un alias. Afin de dépasser la question toujours prégnante de la couleur de la peau, Kahn aura l’intelligence de confronter Adam à un noir qui dissimule son parcours social d’américain moyen mais qui a, lui, encore suffisamment à perdre pour ne pas le challenger jusqu’au bout. Joseph Kahn profite de ce terrain de jeu pour étudier l’appropriation par les sciences humaines de la culture de rue et les discours sur le racisme, forme d’investissement a posteriori d’un terrain inconnu observé à travers le prisme de leurs propres valeurs, et y développe une convaincante démonstration autour d’une information diffusée hors contexte et de ses conséquences.
A l’instar des battles qui brandissent les stéréotypes comme des armes, le réalisateur n’a pas peur de sortir les mots offensants, se gardant de prendre partie pour la rue. Il prend simplement acte du rôle social de cette culture via une riche galerie de seconds rôles. Etat des lieux agressif du souci permanent de l’offense cher à notre époque qui muselle les débats complexes impliquant de quitter sa cette zone de confort, Bodied demeure avant tout un film prenant, énergique (Kahn met à profit sa longue carrière de clippeur rap des années 90 pour scénariser ses battles), ne délaissant jamais son récit pour mieux exhiber son discours. Tout au plus pourra-t-on déplorer quelques concessions un peu mièvres en fin de course. Mais le jeu en vaut la chandelle.

Bodied de Joseph Kahn, sortie indertiminée




RÉGRESSIONS
Les décorations surchargent les rues, les magasins ne désemplissent plus : Noël approche. La projection de 3615 Code Père Noël dans la sélection "séance culte" arrive à point nommé pour nous rappeler qu’un étrange objet appelé Minitel fut autrefois utile pour envoyer sa lettre à Santa. Mais c'est surtout la prochaine sortie du film de René Manzor en DVD et Blu-ray remasterisé qui motive la ressortie des placards de ce petit classique. Nous y suivons Thomas, 9 ans, fils surdoué habitant un grand manoir avec sa mère et son grand-père. Fan de films de guerre et de bricole, Thomas investit cet espace avec ses jeux qu’il partage avec son chien JR. Jusqu'au soir où un grand perturbé, renvoyé du magasin dans lequel il incarnait le père Noël, prend la route pour se venger de son ex-patronne : la mère de Thomas. Persuadé qu’il a à faire au vrai Père Noël, le gamin va vivre la nuit la plus traumatisante de sa vie, et apprendre à ses dépens que la réalité est bien plus compliquée que tous les films qu’il se faisait.

3615 Code Père Noël

Réalisé en 1988, le long-métrage de René Manzor (Le Passage) connut une sortie cinéma seulement deux ans après grâce à sa programmation au festival d’Avoriaz. Un accueil plutôt glacial qui n’empêcha pas une petite renommée à travers la VHS. Le voir aujourd’hui en salle confirme que sa réputation n’était pas usurpée, 3615 Code Père Noël possède un charme unique car réalisé à hauteur d’enfant. Le point de vue de Thomas sur les événements transforme un fait divers glauque en combat homérique contre un père Noël ogre, et ce qui devait être un survival en récit sur la croyance et la naïveté. La pathologie de l’effrayant père Noël semble elle-même provenir d’un désir contrarié de ne pouvoir participer au jeu des enfants. Ainsi, c’est avec un plaisir morbide qu’il répond aux pièges de Thomas. Dès que nous investissons le territoire de l'enfant, écrit avec une grande justesse et interprété avec un naturel revigorant par Alain Musy, Manzor opte pour une mise en scène ample et des contre-plongées accentuant son point de vue et la taille des lieux. Mais cela n’occulte pas que nous sommes dans un film d’horreur où le gamin morfle, où la violence du psychopathe est montrée dans ce qu’elle a de plus crue.
Cas d’école de film de genre français à l’aube des années 90, 3615 Code Père Noël se targue néanmoins d'une réalisation très "américaine" : montage énergique, cadres proches de l’action, score travaillé et chanson de Bonnie Tyler pour appuyer le climax (et le générique). Un effort qui aboutit à une belle immersion ponctuée de nombreuses scènes marquantes, mais qui ne masque pas quelques problèmes d’écriture au niveau des dialogues. L’achat de la galette sera donc recommandée, autant pour les nostalgiques des Noël des années 80 que pour ceux qui souhaitent regoûter à l’époque où ils croyaient encore au père Noël.

3615 Code Père Noël de René Manzor, sortie DVD/Blu-ray chez le Chat qui fume le 12 décembre 2017




Il est aussi question de jeu mortel dans Dave Made A Maze, long-métrage américain de Bill Watterson présenté en compétition. Un artiste dont la carrière stagne bloque un week-end pour se fabriquer un labyrinthe en carton. Sa copine le découvre enfermé dans les lieux alors que la création n’est pas plus grande que la moitié de leur appartement. Elle contacte les amis de Dave pour le raisonner. Mais lorsque tous entrent dans le labyrinthe avec une caméra pour secourir son créateur, ils se rendent compte qu’il est bien plus grand que ne le laissait supposer l'extérieur, criblé de pièges et défendu par un terrible minotaure. Une longue exploration teintée de survie démarre alors. Exploration plutôt légère en dépit du bodycount puisque nous sommes dans une bande qui se veut volontairement cartoon, aucune goutte de sang ne coulera donc dans ce noir royaume. Les différents mondes en carto(o)n traversés par le groupe de potes laissent également plus de place à la créativité qu’à l’effroi : tel un Gondry, Watterson déploie un piano géant dont les noires mènent à des pièces distinctes, lâche des origami mortels ou transforme les héros en pâte à modeler.

Dave Made A Maze

Extension de l’imaginaire d’un grand enfant qui a perdu le contrôle, Dave Made A Maze pointe le complexe d’inutilité du trentenaire qui n’a jamais pu accomplir ses rêves et se retrouve condamné à une vie qu’il juge médiocre. Aussi Dave aura-t-il du mal à se résoudre à en finir avec la seule création qu’il a la possibilité d’achever. De prime abord stéréotypé, le petit groupe d’amis jeté dans l’antre recueille un bon capital sympathie une fois confronté aux hostilités. Un petit air de Spaced, la série qui lança Simon Pegg, Nick Frost et Edgar Wright, vient ventiler cette atmosphère Gondryo-Jonzienne. Si l’imitation est en deçà des maîtres, elle a tout de même fait circuler un vent d’air frais sur le PIFFF.

Dave Made A Maze de Bill Watterson, disponible en DVD/Blu-ray 




LA CITÉ DES ENFANTS PERDUS
Tigers Are Not Afraid, fable politique d’Issa Lopez, a raflé le prix du public (œil d’or) et le prix du jury Ciné+, grand chelem qui pointe une réconciliation entre le goût populaire et la bête de festival. Le film de la réalisatrice mexicaine comporte de fait de nombreuses qualités, la première étant d'évoquer davantage le cinéma d’un Guillermo del Toro que des pelletés de films lents et pénibles provenant d’Amérique latine qui ont fait les quotas des festivals fantastiques ces dernières années. Tigers Are Not Afraid se déroule dans un Mexique rongé par la violence et les trafics de drogues. Dans le quartier de la jeune Estrella, les Huacas règnent en maître et n’hésitent pas à tuer les habitants, quitte à laisser de nombreux orphelins dans la rue, autant de proies pour un tout autre trafic. Lorsque son institutrice tend à Estrella trois craies destinés à formuler trois vœux, l'ado ne se rend pas encore compte de l’enfer qui l’attend. Livrée à elle-même, contrainte de suivre une bande d’enfants, rejetée, elle fera ses preuves grâce à ses vœux, mais attirera du même coup l’attention du gang.

Tigers Are Not Afraid

En nimbant de fantastique son hyper réalisme, Tigers Are Not Afraid chasse sur les terres de L’Echine Du Diable. Issa Lopez parvient à nous amener dans ces no man’s lands désertés par la loi sans qu’aucun adulte ne vienne nous prendre par la main. Mais loin d’une entrée au pays imaginaire de Peter Pan, nous faisons face à une bande de gamins ayant grandi trop vite. Si les films et téléfilms traitant de parents endeuillés par la mort d’un enfant sont pléthores, la question des enfants des rues est aussi peu abordée au cinéma que le phénomène est bien actuel. La réalisatrice a d’abord conçu ce film pour attirer l’attention sur le quotidien de ces enfants, entre la violence des gangs, la crainte de se faire capturer pour être vendus et l’absence d’adultes pour les guider. Le conte reprend ainsi sa vocation initiale pour relater cruelle réalité. Mais Issa Lopez peine à intégrer le merveilleux à cette description clinique. Là où del Toro mêlait le fantastique et l’Histoire pour concilier un contexte à sa représentation métaphorique, les éléments disparates de Tigers Are Not Afraid (les vœux, les tigres) sonnent ici souvent comme une succession de motifs plaqués sur le récit. Encore à cheval entre la croyance et les désillusions, Estrella constitue ainsi une faible lumière par laquelle s'expriment quelques moments de poésie très réussis, mais sans vraie résonance. S'il échoue sur ce point, Tigers Are Not Afraid reste un film social d’une grande honnêteté porté par une poignée de gamins épatants.

Vuelven d'Issa Lopez, sortie salles indéterminée




GOD BLESS AMERICA
Révélés par le généreux A L’Intérieur, Julien Maury et Alexandre Bustillo ont suivi la voie de nombreux cinéastes de genre français, celle qui conduit de l’autre côté de l’Atlantique. Ainsi se sont-ils retrouvés à faire leurs armes sur la saga horrifique la plus bordélique ! Le chef-d’œuvre de Tobe Hooper Massacre A La Tronçonneuse a engendré deux bonnes suites / variations et un quatrième volet dispensable, suivis d’un remake fourni par l’écurie Michael Bay, d’une préquelle du remake et d’une séquelle du remake et de l’original ! Le duo français s’est vu proposer une nouvelle préquelle (de l'original) sur la figure centrale de la famille de psychopathes texans. Nous y découvrons sans trop de surprise que la matriarche (Lili Taylor) a très tôt éduqué son gamin à trancher dans le vif mais un accident mit un hiatus à sa carrière prometteuse. Lorsque la fille du shérif local (Stephen Dorff) se retrouve parmi les victimes, ce dernier envoie le jeune Jed, aka futur Leatherface, dans un asile. Quelques années plus tard, la mère réclame de nouveau sa garde. Econduite par le directeur (qui a bien raison), elle met l’asile sens dessus dessous et provoque l’évasion de quatre de ses pensionnaires qui prennent une infirmière en otage. C’est le prélude à une fuite sanglante qui mènera sans grande surprise… aux origines de Leatherface.

Leatherface

Ce pitch simple et direct aurait pu aboutir à une série B prenante s’il ne se traînait pas les boulets de toute une franchise, et si le duo avait cherché à l'illustrer moins platement. Sur-contextualisé, Leatherface se perd dans les motivations et errements d’un trop grand nombre de personnages. Les tentatives de développements se réduisent à une série de scènes expédiées et la vaine progression vers le twist attendu prend très vite le pas sur l’exploration du lien entre le futur Leatherface et sa première victime. Ce survol est d’autant plus dommageable qu’on perçoit dans la sympathique scène finale à quel point ce lien était l’enjeu du projet. Empreint d’un trop grand sérieux pour ce qu’il est, cette préquelle aurait gagné à compenser par les quelques débordements gores et comiques de l’original. Les frenchies, normalement peu avares de toutes ces friandises, n’ont visiblement pas eu les coudées franches au montage, livrant une pelloche à la violence hors champ, tablant sur un déchaînement millimétré lors des rares scènes de massacre.
Malgré tout, Leatherface remplit sa vocation de nouvel opus de franchise et permet à Bustillo et Maury de prouver qu’ils sont autant capables de livrer un film d’horreur calibré qu’à œuvrer dans le gore. Une belle carte de visite pour l'étape suivante, et un film de plus qui servira à combler les nuits Massacre A La Tronçonneuse de plus en plus longues. C’est déjà ça de pris.

Leatherface d'Alexandre Bustillo & Julien Maury, sortie DVD/Blu-ray le 8 janvier 2018




Une absence de générosité qu’on ne peut pas reprocher à 68 Kill, autre ballade bucolique au cœur de l’Amérique des white trash. Derrière la caméra, Trent Haaga, un ancien de chez Troma (Togic Avenger IV) qui fut aussi l’auteur du scénario du très bon Cheap Thrills. Modeste employé de nettoyage, Chip ne demande rien de mieux que de vivre tranquillement auprès de sa Liza. Elle arrondit ses fin de mois en couchant avec le magnat local pour qui le #balancetonporc semble avoir été inventé. Lorsqu’elle se rend compte que le porc cache 68 000 dollars chez lui, Liza convainc le pauvre Chip de l’accompagner dans un casse improvisé. Mais l’opération tourne mal, les occupants sont supprimés et une jeune femme est enlevée par le couple. Lorsque Liza décide de vendre l’otage à son taré de frère pour ses organes, Chip se barre avec la voiture et les 68 K. Un long chemin de croix démarre pour le pauvre homme, qui devra apprendre à s’affirmer face aux femmes qui veulent lui faire la peau.

68 Kill

68 Kill n’affiche pas les ambitions narratives de Cheap Thrills avec un scénario bien plus prévisible, mais Trent Haaga mène le voyage avec conviction. Comédie trash relevant du parcours initiatique et de la peinture au vitriol d’un pan de l’Amérique fascinée par la violence, 68 Kill a la bonne idée de ne jamais se prendre au sérieux tout en conservant une tension palpable. Matthew Gray Gubler (le Spencer Gray d’Esprits Criminels) campe un anti-héros largué mais attachant débarquant bien malgré lui dans un univers où meurtre et torture sont monnaie courante. Incapable de résister à une jolie dame, il rencontrera une belle brochette de femmes fatales (au sens propre du terme) qui révéleront sa passivité pour le forcer à prendre les choses en mains.
Bon film de festival carré et fun, 68 Kill annonce un avenir sous bonnes augures pour son auteur.

68 Kill de Trent Haaga, sortie française indéterminée




PALMARÈS

ŒIL D’OR (PRIX DU PUBLIC) : Tigers Are Not Afraid d'Issa Lopez

PRIX DU JURY CINÉ+ : Tigers Are Not Afraid d'Issa Lopez

ŒIL D’OR COURT-MÉTRAGE FRANÇAIS : Scaramouche Scaramouche d'Arthur Môlard

PRIX DU JURY COURT-MÉTRAGE FRANÇAIS : Scaramouche Scaramouche d'Arthur Môlard

PRIX DU JURY CINÉ+ COURT-METRAGE FRANÇAIS : Spooked de Spook & Gloom

ŒIL D’OR COURT-MÉTRAGE INTERNATIONAL : RIP de Caye Cassas & Albert Pintò

GRAND PRIX CLIMAX (scénario)Ogre d'Arnaud Malherbe




   

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